Opération du pied | Hallux Valgus | Nice


Chirurgie mini-invasive et percutanée
Intervention en ambulatoire
Reprise immédiat de l'appui





Quand est-il nécessaire de se faire opérer ?


La douleur, mais surtout le degré de cette douleur doit rester le maître mot. Pour une même déformation de l’avant-pied, elle sera différente d’un patient à l’autre. Les conséquences de cette douleur, à savoir les difficultés à la marche et au chaussage, font poser l’indication opératoire. Toutefois, il est important de préciser au patient qu’un hallux valgus évoluera toujours de manière spontanée vers l’auto aggravation, et qu’il est préférable d’intervenir chirurgicalement sur un hallux valgus isolé plutôt qu’un hallux valgus évolué ayant engendré par sa déformation l’apparition d’orteils en griffes sur les rayons latéraux. Cette attitude chirurgicale se justifie d’autant plus par l’important progrès des techniques opératoires, en particulier la chirurgie mini invasive, qui minimise les suites opératoires et favorise une récupération fonctionnelle rapide. A l’inverse dans le cas d’une déformation pluri-orteils, la chirurgie sera plus difficile, la récupération plus longue et le risque de récidive accru.



Les opérations pour soigner l’hallux valgus


En cas d’échec des autres traitements (chaussures adaptées, semelles, anti-douleurs…), il faut s’orienter vers la chirurgie. Seule la chirurgie peut corriger la déformation et ainsi supprimer la douleur. Plusieurs techniques sont disponibles. Le choix de la technique est fait en concertation entre le chirurgien et le patient. On dispose ainsi des techniques percutanées (c’est à dire par plusieurs incisions de quelques millimètres) et des techniques mini-invasives (incision de 2 cm) le plus souvent l’intervention mixera les 2 techniques. Toutes ces procédures se font sous anesthésie loco-régionale (où seul le pied est endormi). Une sédation pourra être associée pour le confort du patient. Ces interventions se font dans le cadre d’une hospitalisation ambulatoire (sortie le jour même de l’opération).

Chirurgie mini-invasive et percutanée... Les nouvelles chirurgies de l'hallux valgus


Les nouvelles chirurgies mini-invasive et percutanée de l'hallux valgus, qui se différencient de l’opération chirurgicale classique à ciel ouvert, c'est-à-dire avec une incision cutanée étendue, ne sont pas des techniques aisées à réaliser.

La chirurgie percutanée


La ​chirurgie percutanée​, technique récente, a été introduite en Europe depuis une quinzaine d’années seulement. C’est une révolution technologique mais ce n’est toutefois qu’un outil que le chirurgien a à sa disposition et qui doit être utilisé en fonction de l’indication, elle ne doit donc pas être systématique et exclusive pour toute chirurgie de l'hallux valgus. Cette chirurgie est réalisée à travers la peau (incision de 2 mm), à l’aide d’un mini-bistouri et de fraises motorisées.
Le champ opératoire étant par définition extrêmement petit, il n’est pas possible pour le chirurgien de voir à l’œil nu le déroulement de la procédure. En revanche, pendant l’intervention, chaque geste peut être contrôlé :

Par fluoroscopie (amplificateur de brillance)

Appareil moderne mobile de radiologie à rayons X donc facteur d’irradiation pour le patient mais surtout pour le chirurgien aux gestes répétitifs.
Cette visualisation ne peut s’adresser qu’aux​ éléments radio-opaques ​: les os. Les autres éléments nerveux, tendineux, musculaires ne sont pas visualisés. Cet appareil de radioscopie est protégé et stérile, et peut être utilisé en salle opératoire.
De plus, les nouveaux appareils petits, protégés, mobiles délivrent moins de radiation ce qui présente évidemment un intérêt pour le patient mais également pour le chirurgien. Toutefois, la fluoroscopie est souvent utilisée comme un simple moyen de contrôle par le chirurgien expérimenté qui, de part son habitude à travailler ainsi, utilise ses outils comme un prolongement de la main et « ressent » les zones travaillées sans avoir besoin de les voir​.
Cette absence de contrôle visuel autre que par la fluoroscopie fait de la chirurgie percutanée une technique de pratique difficile nécessitant une longue courbe d'apprentissage, et donc réservé aux seuls chirurgiens du pied.

L'un des principaux avantages de la chirurgie percutanée est sa possibilité d'être réalisée en ambulatoire tout comme la chirurgie mini-invasive. C'est évidemment une réduction importante des coûts, puisqu'elle évite une hospitalisation.

La chirurgie mini-invasive


On appelle mini-invasif ​les procédés chirurgicaux qui permettent de réaliser une incision minime (environ 2 cm), tout en appliquant parfois des techniques utilisées en chirurgie classique​. C’est en quelque sorte le mariage de la chirurgie classique et percutanée.
Elle comprend une incision très réduite, de l’ordre de 2 cm, puis la réalisation de plusieurs entrées percutanées. La réalisation d’une ostéotomie en mini-chevron, par exemple, est une technique très récente développée en chirurgie mini-invasive, combinant des techniques déjà utilisées en chirurgie classique et d’autres développées plus récemment en percutanée.






Les avantages de la chirurgie mini-invasive et percutanée pour l'hallux valgus


La ​chirurgie mini-invasive et percutanée​, technique récente, a été introduite en Europe depuis une quinzaine d’années seulement. C’est une révolution technologique mais ce n’est toutefois qu’un outil que le chirurgien a à sa disposition et qui doit être utilisé en fonction de l’indication, elle ne doit donc pas être systématique et exclusive pour toute chirurgie de l'hallux valgus. Cette chirurgie est réalisée à travers la peau, à l’aide d’un mini-bistouri et de fraises motorisées.

L'agressivité du geste est réduite permettent :
- des suites opératoires plus rapide
- un oedème et des douleurs diminués
- une reprise immédiate de l'appui
- une prise en charge en ambulatoire



Vais-je beaucoup souffrir ?


La chirurgie de l’Hallux Valgus conserve malheureusement une mauvaise réputation en ce qui concerne les douleurs post-opératoires. Heureusement, grâce au développement des techniques chirurgicales mini invasives et de l’anesthésie loco-régionale, dans la très grande majorité des cas, cette intervention chirurgicale n’est pas douloureuse, sans que l’on puisse pour autant garantir une absence absolue de douleurs. En effet, les réactions à l’intervention ainsi que le seuil de la douleur varient d’une personne à l’autre, expliquant l’impossibilité de prévoir une réponse uniforme de tous les patients (es). C’est cette maitrise de la douleur qui autorise à proposer aujourd’hui une hospitalisation en ambulatoire car la gestion des suites opératoires est devenue suffisamment simple pour être réalisée à domicile.
Chronologiquement, la prise en charge de la douleur post opératoire commence par la réalisation d’une anesthésie loco-régionale, qui après avoir permis l’intervention, va assurer un bloc analgésique correspondant à l’endormissement complet du pied pendant les 12 heures suivant l’intervention.Ce procédé assure l’indolence la plus complète pendant la phase post opératoire la plus douloureuse, il diminue ainsi stress et anxiété qui contribuent le plus souvent à majorer le ressenti de la douleur. Une fois que le patient a quitté la clinique, le relais est pris avec un dispositif intraveineux, permettant une diffusion lente et progressive des produits antalgiques, empêchant ainsi toute installation de la douleur. (Pas de morphiniques utilisés pour éviter toute intolérance). Jusqu’à tout récemment, cette antalgie intraveineuse impliquait une hospitalisation pour permettre l’utilisation d’une seringue électrique, matériel spécifique et volumineux.


Diffuseur antalgique

Grâce au diffuseur antalgique (dispositif à usage unique et miniaturisée) et à un réseau spécialisé d’infirmières libérales formées à l’utilisation de ce matériel, cette antalgie peut être réalisée en ambulatoire pour un plus grand confort du patient qui préfère

- Dormir et manger chez lui

- Eviter les nuisances sonores d’un établissement de soins

- Etre entouré des siens



Après combien de temps pourrai-je marcher et reprendre mes activités ?


La chirurgie mini-invasive autorise une reprise immédiate de l’appui sous couvert d’une chaussure spécifique post-opératoire: elle sera conservée pendant une semaine. La marche se fera obligatoirement en appui total et à plat (pas de marche sur le talon ou sur le côté du pied). Il est important d’insister sur cette notion car une grande majorité des patients (es) présente un degré d’appréhension important à reprendre immédiatement une marche normale. Dans cette reprise de la marche, un canevas est préconisé : au cours de la 1ère semaine, elle doit se limiter au strict minimum. Le patient doit rester à son domicile, proscrire tout piétinement et position debout statique. Le membre inférieur opéré doit être surélevé en position assise et en position allongée.

La 2ème semaine, le patient est autorisé à marcher à l’extérieur mais en fractionnant son temps de marche : jamais plus de 15-20’ à la fois, 2 à 3 heures cumulées par jour. A partir de la troisième semaine, il augmente progressivement son périmètre de marche en fonction de son ressenti. Au terme de la semaine de chaussage spécifique, un chaussage souple "type basket" est préconisé jusqu’à la fin de la troisième semaine de convalescence.La durée d’arrêt de travail dépend de l’activité professionnelle. Il n’y a aucun inconvénient à ce que le travail soit repris après deux/trois semaines, si la situation professionnelle de l’opéré ne nécessite pas de station debout prolongée ou des marches prolongées. Toutefois, la surélévation du pied, y compris sur le lieu du travail doit rester la règle dans les trois semaines suivant l’intervention. En moyenne, les patients bénéficient de trois semaines d’arrêt de travail.


Qu’en est-il des pansements ?


Le premier pansement sera fait lors de la première consultation qui aura lieu une semaine après votre intervention. Les pansements suivants seront effectués par une infirmière libérale, à domicile, tous les deux jours, jusqu’au 15ème jour. A compter du 15ème jour, l’infirmière enlèvera les fils cutanés et ce n’est qu’à partir de ce moment-là que vous pourrez mouiller votre cicatrice en prenant soin de bien la sécher (si besoin, à l’aide d’un sèche-cheveux) pour éviter toute macération. Si votre intervention a nécessité la pose de broches extériorisées, vous pourrez la mouiller à compter de l’ablation des fils et continuer à protéger le bout par un petit pansement.